L’une des difficultés de l’écriture est de parvenir à un équilibre en l’intérêt d’un texte et sa qualité.
La plupart des lecteurs auront beaucoup de difficultés à franchir les premières pages si les phrases sont trop longues, trop pauvres en vocabulaire ou encore sous-tendues par des fautes d’orthographe et de grammaire. Mais vouloir se démarquer par le style ne suffit pas à convaincre. Encore faut-il que le propos soit attirant, intriguant ou simplement intéressant.
Lorsque j’entame un nouveau récit, je m’attache d’abords à poser une forme d’écriture qui me servira ensuite de cadre. Homme ou Femme ? Jeune ou plus âgé ? Multi personnages ? Dialogue ou descriptions et ainsi de suite.
Je fais en général le choix de me laisser guider par le ton de l’écrit avant d’ajouter l’idée.
Je suppose que d’autres écrivains propose de commencer par la rédaction d’un plan et j’admire leur capacité à analyser la construction du livre comme un projet que l’on entamerait par une idée, une liste de chapitres et qui s’achèverait sur la création des paragraphes.
Je ne crois pas être capable de cette approche pragmatique et je préfère souvent me laisser guider par ce qui advient. Je soigne le style en essayant de conserver celui adopté en début de trame puis je me concentre sur le contenu et la cohérence global

